
Marlon Brando
Marlon Brando Jr est né le 3 avril 1924 dans une famille modeste du Nebraska. Après des études médiocres et un passage éclair par une académie militaire, le jeune homme s'envole en 1943 pour New-York. Là, il assiste aux cours de théâtre de Stella Adler qui lui enseigne la méthode de l'Actors Studio. C'est LA révélation : Brando est un acteur né. Sept ans et plusieurs pièces de théâtre plus tard, il fait ses débuts devant les caméras dans "Un Tramway Nommé Désir", sous la direction d'Elia Kazan. Le résultat est retentissant : l'acteur, moulé dans son tee-shirt blanc, devient instantanément un sex-symbol. Il poursuit sa collaboration avec Kazan en tournant coup sur coup dans "Viva Zapata !" et surtout "Sur Les Quais", pour lequel il reçoit l'Oscar et le Prix d'interprétation à Cannes. En 1953, son personnage en blouson Perfecto, dans "L'Equipée Sauvage", renforce encore son statut d'icône générationnelle. Il s'illustre ensuite dans le péplum Jules Cesar, ou les comédie musicale "Blanches Colombes", "Vilains Messieurs". Brando est au sommet, adulé par les foules et courtisé par les producteurs.
Dans les années 1960, Marlon Brando prend des risques artistiques. Il s'essaye à la réalisation avec La Vengeance aux deux visages, s'engage dans les films polémiques "La Poursuite Impitoyable" et "Reflet Dans Un Oeil d'Or", essuie des échecs financiers dans de grosses productions "Les Révoltés Du Bounty"… De plus en plus exigeant, il effraie réalisateurs et financiers et devient persona non grata à Hollywood. Au même moment il embrasse la cause indienne et la défend avec une sincérité sans faille. Plus que jamais, l'acteur semble se lasser d'Hollywood et de sa superficialité.
Sa résurrection intervient en 1972. Venu incognito passer des auditions pour le rôle-titre du "Parrain", Marlon Brando stupéfie l'assistance. Francis Ford Coppola, le réalisateur, le choisit : il sera Vito Corleone, parrain de la pègre italo-new-yorkaise. On connaît la suite : immense succès critique et public, pluie de récompenses (second Oscar pour Brando) et début d'une saga de légende. Bertolucci fait appel à son sex-appeal pour le sulfureux Dernier Tango à Paris et Coppola lui confie le rôle halluciné du Colonel Kurtz dans "Apocalypse Now". Pour le comédien, c'est aussi l'époque des petits rôles aux cachets exorbitants (4 millions de dollars pour faire la voix du père de Superman !). Avec cet argent, il achète une île du Pacifique achetée en 1965.











