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Quand le diplomate autrichien Kurt Waldheim, ancien secrétaire général des Nations Unies, a annoncé en 1986 sa candidature à la présidence de son pays, la nouvelle a été accueillie avec joie, comme une évidence, par ses compatriotes. Du moins fut-ce le cas jusqu’à la découverte de son passé nazi, un détail gênant qu'il avait fort opportunément oublié de mentionner pendant toutes ces années à occuper une fonction publique. Bien qu’il ait affirmé par la suite son ignorance totale des atrocités commises pendant la guerre, cette révélation a aussitôt divisé le pays, pendant que le reste du monde assistait en spectateur à ce spectacle inhabituel. Pendant les mois qui ont précédé l’élection, Waldheim, pressé par le Congrès juif mondial de se retirer de la course, est passé du statut de dignitaire respecté à celui de « menteur » et de « nazi ». Et pourtant… il a tout de même réussi à remporter la présidence.
Avis de la communauté (1)
Kurt Waldheim represents postwar Europe that never finished accountable to Nazism. Denial, forgetfulness, the achievement of a peace based on hypocrisy. The documentary is absolutely ruthless in its portrayal of Austria as a country that never wanted to accept its active collaboration with Nazism ("Kurt Waldheim is the perfect president for Austria. But he is a disgrace"). Beckerman's gaze reminds us, in the present, of the mistakes of the past.