
Simone Simon
Née Simonne Thérèse Fernande Simon
Sa carrière cinématographique s’étend sur quatre décennies, du début des années 1930 au début des années 1970, période pendant laquelle elle tourne près de quarante films en France, en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et à Hollywood, pour des metteurs en scène aussi prestigieux que Jean Renoir, Jacques Tourneur, Max Ophüls ou Marc Allégret. Elle reste à la postérité pour deux films particulièrement marquants : La Bête humaine de Jean Renoir (1938) et La Féline (1942) que Jacques Tourneur réalise à Hollywood. Alors qu’elle n’est encore qu’une adolescente, elle travaille comme mannequin, dessine des robes et monte sur scène dans des comédies musicales. Mais c’est en 1931 qu’elle est remarquée à la terrasse du Café de la Paix à Paris, par Victor Tourjansky, réalisateur russe qui a émigré en France. Il lui offre son premier rôle dans Le Chanteur inconnu et la refait tourner dans Les Yeux noirs (1935) avec Jean-Pierre Aumont. Elle est révélée en 1934 dans Lac aux dames de Marc Allégret, avec lequel elle a une liaison entre 1931 et 1933. Elle est désormais une valeur sûre du cinéma français où on la définit comme une « sauvage tendre ».
À la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Simone Simon décide de retourner aux États-Unis. Ce second séjour sera plus fructueux, et elle incarne Belle, dans le film de William Dieterle The Devil and Daniel Webster (1941), puis Irena Dubrovna dans La Féline (1942), célèbre film fantastique de Jacques Tourneur. On la voit également dans plusieurs films plus mineurs comme Mademoiselle Fifi de Robert Wise (1944).











